Documentation

Comment bien conserver son thé ?

La réponse à cette question dépend de la famille de thé et de la durée de stockage envisagée. Le thé est un produit qui a une durée de vie optimale relativement courte. Ceux qui ont fait l’amère expérience d’ouvrir à l’automne la boîte dans laquelle ils avaient au printemps enfermé un délicieux Long Jin – ou tout autre thé vert délicat - aux pousses vert tendres pour découvrir des feuilles jaunes pâles ayant perdu leurs flaveurs subtiles savent de quoi nous parlons ici. En effet, les feuilles produisant notre boisson préférée sont sensibles à de nombreux facteurs : chaleur, humidité, lumière et, bien sûr, odeurs.

Pour en savoir plus...

 

Quelle eau utiliser pour la préparation du thé ?

Cette question a fait couler beaucoup d’encre, de thé allions nous écrire, en Chine puis en occident. Pour les chinois, il existe, depuis au moins le traité de Lu Yu, un classement des sources selon leur qualité pour préparer le thé. On affirmait déjà que la meilleure eau pour chaque crû de thé est l’eau qui a « arrosé les théiers » c'est-à-dire l’eau d’une source jaillissant à proximité des jardins de thé comme par exemple l’eau de la source des tigres galopants à Hang Zhou pour préparer le thé Long Jing. Sachant que le thé apprécie des sols plutôt acides et peu calcaires, on peut en déduire que les meilleures eaux sont des eaux peu minéralisées et légèrement acides ou neutres. Les essais réalisés au fil de nos séances de dégustation (en particulier notre cours sur l’eau) nous ont conduit à considérer que l’eau de Volvic donne, en général, les meilleurs résultats. La Volvic étant une eau faiblement minéralisée (environ 11mg de calcium soit une des plus faibles teneurs pour l’ensemble des eaux minérales) et neutre (ph de 7, un PH supérieur indique une eau plutôt basique, un ph inférieur à 7 une eau plutôt acide). On peut en consultant les étiquettes trouver d’autres eaux minérales ou de sources ayant des propriétés voisines et faire des essais comparatifs. En ce domaine, l’approche scientifique peut guider mais le goût doit avoir le dernier mot et selon vos préférences individuelles ainsi que selon les thés, vous pouvez, bien sûr, avoir d’autres préférences. On se gardera de décrier systématiquement l’eau du robinet qui pour le goût se rapproche de l’eau d’Évian (standard pour les dégustateurs des compagnies des eaux) mais dont la dureté (la quantité de calcaire contenue) et la quantité de chlore sont variables selon la provenance, ainsi, certains arrondissements de Paris sont alimentés en eaux de sources, la région ouest d’île de France est alimentée en eau désinfectée sans utiliser de chlore. On aura intérêt à consulter sa compagnie des eaux qui fournit des informations détaillées sur la composition de l’eau distribuée. Enfin, certains préconisent les eaux filtrées. Elles donnent sur le plan gustatif des résultats de bonne qualité mais ces eaux ont perdu une partie de leurs propriétés physico-chimiques dans l’opération de filtrage (absence de minéraux, pas de ph) et de là une partie de leur mystère.